Le désamour

09 décembre 2018

La violence ! ! !

violence

La France vient de vivre son 3ème samedi de lutte des Gilets Jaunes contre le gouvernement

Ces 3 jours ont engendré une trop forte violence poussée par quelques irréductibles casseurs. Elle est évidemment inacceptable et condamnable. Mais une question se pose quand même sur cette violence.

Imaginons que pendant ces 3 jours, le nombre des manifestants se soit multiplié par 10. Imaginons aussi que cette manifestation de masse se soit déroulé dans le calme et la quiétude de nos amis parisiens. Est ce que le gouvernement aurait reculé dans cette gestion de crise ? Je n'en suis pas sûr ! ! ! Est ce que notre président se serait fendu d'une allocution prévue pour lundi soir si le peuple Gilets Jaunes n'avaient rien saccagé dans la capitale ? Je n'en suis pas sûr ! ! !
On aurait encore entendu de beaux discours alambiqués pour nous faire comprendre qu'on comprenait mais que rien n'allait vraiment changer ! De la politique quoi !

Nos hommes politiques ne sont pas habitués à combattre la violence et ils en ont peur. C'est cette peur qui les oblige à tenter de désamorcer une crise bien trop compliquée pour eux. Pendant ces trois semaines, aucun homme politique ne m'a semblé capable de rétablir une situation devenue dangereuse pour eux. Il se cache tous derrière des mots, des discours qui ne servent plus à rien face à la colère de la rue.

Nous vivons une situation délicate où la violence, malheureusement, a poussé les hommes politiques à réagir voir à céder. Ce n'est pas la meilleure nouvelle de la semaine.

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06 décembre 2018

Le recul ! Et maintenant ?

Taxe_carburants

Face au mouvement des Gilets Jaunes, le gouvernement vient de reculer sur sa taxe sur les carburants indiquant qu'elle était annulé pour 2018. Edouard Philippe l'avait reporté, Emmanuel Macron l'a annulé.

Chaque intervenant de la majorité que l'on entend dans les médias essaie de nous faire comprendre que ce n'est pas un recul mais une nouvelle réflexion sur le sujet. Pourquoi ne pas avouer que le gouvernement fait marche arrière face au mouvement gilets jaunes. Un grand mystère de nos hommes politiques qui sont meilleurs communicants que gestionnaires d'une crise.

On entend d'ailleurs une vraie cacophonie dans les rangs du gouvernement comme cette ministre recadrée par le patron pour avoir osé remettre la sacro-sainte ISF.

Cet effet d'annonce n'intervient-il pas trop tard alors que les revendications ont pris une autre dimension (Pouvoir d'achat - Retraite - ISF etc Etc). Les gilets jaunes vont-ils quitter leurs ronds points ? La manifestation de samedi va-t-elle être maintenue et surtout sous quelle forme ? Le manque ou la multitude de chefs décisionnaires au sein du mouvement est sans aucun doute une vraie source d'indécision pour les jours à venir. Il faut ajouter à cela les étudiants qui descendent dans la rue et les agriculteurs mécontents.

Quoiqu'il arrive dans les jours à venir, les hommes politiques devront se souvenir de ce moment où les hommes et les femmes de la rue leur ont fait comprendre la force qu'il représentait sans avoir besoin de partis politiques et de syndicats.
S'ils sont intelligents, mais le sont-ils, ils devront changer leurs discours et leurs façons de gouverner.

Comme Mai 68 fut un printemps chaud, il se peut encore que 50 ans plus tard ce soit le Noël 2018 qui soit chaud.

Posté par DRAYUM à 10:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]

02 décembre 2018

Le Désamour

Giletsjaunes

Ce samedi, Paris et la France dans une moindre mesure se sont embrasés une nouvelle fois. Jamais le titre de mon blog, Le Désamour, n'aura autant mérité son nom. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Désamour envers les politiciens d'une majorité de nos concitoyens.

Evidemment, toutes les exactions commises sont intolérables, inadmissibles. Et pourtant, un sondage nous dit que 84% des français soutiennent ce mouvement parti de rien, sans véritable chef. Bien sûr, comme toujours, des mouvances plus ou moins démocratiques, ont intégré ces rassemblements pour arriver à ce que l'on vient de voir ce samedi. Si les gilets jaunes sont responsables de ce triste spectacle, comment peut-on qualifier la morgue de nos hommes politiques. Ceux qui sont au pouvoir actuellement sont juste capable de nous dire qu'ils entendent la colère de la rue sans apporter aucune solution. Il ne faut pas oublier tous ceux qui aujourd'hui critiquent les décisons alors qu'ils ont été au pouvoir depuis de nombreuses années (Droite et gauche confondus). Et que dire aussi des partis d'extrême droite (RN - La France Debout) et d'extrême gauche (LFI) qui restent enfermés dans une doctrine sectaire.

Le désamour est bien là ! ! ! Lors des prochaines élections, j'aurais bien du mal à choisir le bulletin que je mettrais dans l'urne. Et pourtant si on veut éviter un accident électoral (Arrivée au pouvoir d'un régime extrémiste), il faudra bien choisir, au prix de combien de couleuvres avalées

Par deux fois, les électeurs français ont fait leurs jobs (Election de Chirac et la dernière élection de Macron) en repoussant la famille Le Pen. Aux hommes politiques maintenant de faire leur travail en arrêtant de prendre le peuple pour des imbéciles. A force de les prendre ainsi, il arrive ce qui est arrivé ces deux derniers samedi.

PS : J'ai mis à la une de cet article un photo de gilets jaunes qui défilent pacifiquement. Je préfère ceux là à ceux qui détruisent ou cassent

Posté par DRAYUM à 09:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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